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Le tissu conjonctif

Les fascias

Ils sont l’interface entre l’environnement et les systèmes nerveux, dans laquelle les mémoires mécaniques (positives et négatives) s’inscrivent.

Gros plan sur le réseau de nervures d’une feuille

Les fascias sont présents dans les tissus conjonctifs (peau, os, muscles, cartilages, tendons, ligaments, aponévroses, mésos, séreuses et sang) du corps.

Ils sont le lien entre les cellules de par leurs attaches sur les membranes, ils assurent au corps sa forme, sa continuité et ses échanges.

Selon la localisation, ils peuvent être denses ou lâches, solides ou liquides.

Ils se meuvent d’eux-mêmes et sont très riches en récepteurs mécaniques, relais des informations vers la moelle épinière et le cerveau.

Ils permettent également de séparer les cellules, les tissus et les organes/viscères et par leur rôle de lubrifiant, assurent leur mobilité (mouvement par rapport à un autre tissu ou organe) et leur motilité (déformabilité propre à un tissu), offrant aux tuyaux et câbles qui nourrissent, prennent et donnent des informations aux cellules, la possibilité d’exprimer leurs pleines fonctions.

Ils permettent de relier la superficie à la profondeur.

Ils assurent la suspension, la protection, la contention, la séparation des tissus du corps, ainsi que l’absorption des chocs et l’amortissement des pressions.

Ils peuvent subir des lésions irréversibles (cicatrices/adhérences...) lors de pathologies et lésions organiques ou après une chirurgie et devenir de ce fait le siège de congestions altérant leurs fonctions, augmentant la pression dans un espace qui manque de place.

Cette organisation est intelligemment faite, de sorte que sa résilience mécanique est capable d’en compenser les méfaits et ainsi d’assurer au reste du corps une fonction convenable.

Ils peuvent également subir des lésions tissulaires dites réversibles, par des mouvements fréquents et une activité cardio-respiratoire régulière.

Enfin, et c’est bien l’intérêt de l’ostéopathie, ils peuvent être stimulés et/ou accompagnés par l’ostéopathe pour éveiller et/ou accélérer leur remise en forme et en fonction.

Contrairement au cerveau, le fascia ne peut refouler, faire semblant ou faire comme si. Il ne minimise pas ou n’exagère en rien.

Le fascia est intègre, il est naturellement tel qu’il est construit et se modifie naturellement au travers des années selon l’histoire mécanique de l’être qui l’habite, au fil des contraintes rencontrées dans l’environnement. Il apprend au cerveau à se souvenir que ce dernier siège dans un corps, et que ce corps, lui, se souvient de ce qu’il a vécu.

Deux mains se rejoignent dans la pénombre

Le toucher offre un moyen simple de rafraîchir sa mémoire et d’écouter les émotions associées.

Véritable ordinateur du temps qui a passé et du temps qu’il fait, il est sous la « sur »protection du cerveau en cas de décompensations (blocages/tensions/contractures), lorsque ce dernier considère, à tort ou à raison, que la structure est menacée.

La suite

De cette interface tissulaire fasciale présente dans le corps découlent 3 types d’approches.

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