
Approche structurelle
L’approche structurelle ou le structurel est dite directe lorsqu’elle agit sans détour sur la perte d’élasticité.
Elle utilise des axes et des points d’appui extérieurs au corps du ou de la patient.e et s’appuie sur le support des fascias du corps. Elle permet d’entrer en contact avec la densité du tissu et de l’informer de manière très précise, en utilisant le moins possible la fonction mécanique permise par les tissus du ou de la patient.e.
Très utile lorsque le terrain tissulaire d’un individu est empâté depuis longtemps et/ou que la fonction du tissu est très diminuée ou lorsque le trouble tissulaire est d’ordre traumatique.
Le structurel péri-articulaire avec bruit audible
Il s’intéresse à la qualité tissulaire (déformabilité et élasticité) de l’espace formé par l’articulation, sa capsule et ses ligaments. Malgré son caractère parfois impressionnant de par le bruit qui s’en échappe (bulle d’azote intra-articulaire), elle se doit d’être toujours réflexe, rapide, indolore et sans risque.
En effet, cette manipulation doit être réalisée avec confiance (savoir-faire et conviction de l’ostéopathe), sur un tissu capable de supporter la contrainte exercée (absence de lésions organiques pouvant être aggravées par la manœuvre) et sur le corps et l’esprit d’un individu qui la consent.
Elle offre une sensation de relâchement local instantané et aide à restaurer une fonction articulaire convenable, tout en conférant plus globalement à l’individu un apaisement physique et/ou mental.
Le structurel tissulaire sans bruit audible
Il s’intéresse lui à la qualité tissulaire (déformabilité et élasticité) des tissus conjonctifs du corps, cellulaires et extra-cellulaires.
Cela va du tissu osseux (intra et péri-osseux), aux ligaments, tendons, capsules, mésos et fascias viscéraux (méninges, cou, thorax et abdomen)..., donc de tous les fascias responsables de la suspension, de la protection, de la contention, de la séparation des tissus du corps, ainsi que de l’absorption des chocs puis de l’amortissement des pressions.
Ces manipulations sont de manière générale plutôt profondes mais peuvent également se pratiquer sur des tissus superficiels tels que la peau, susceptibles parfois d’éveiller dans certains cas une certaine sensibilité chez le ou la patient.e. Elles se doivent d’être supportables pour être pleinement consenties.
Ce sont des techniques lentes ou rapides, parfois réflexes. Elles augmentent la vigilance du ou de la patient.e. Elles aident à approcher fraîches et anciennes tensions et favorisent le relâchement local, tout en conférant plus globalement à l’individu un apaisement physique et/ou mental et/ou émotionnel.







